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FINAL FORT INTERESSANT
de ce Midi moins le quart Il
à l'Égypte dédié qu'El Hayet, formation
intelligente qui, loin de tout folklorisme poussiéreux
aux clichés éculés, va nous faire un pa norama
de la danse égyptienne en de nombreux tableaux entre-coupés
de séquences musicales.
Tenues recherchées (souvent pudiques d'ailleurs) et chorégraphies
impeccables. |
Nuançons
quand même: deux heures, c'est long, c'est trop
long. Non pas tant pour ces danses attendues et parfois
réellement surprenantes. Mais pour cette musique
engluée d'arrangements et d'orchestrations trop
copieux, répétitive, saturée à
l'ex- trême, comme de fines arabesques taillées
dans le sucre, dans le loukoum.
I'indigestion
fait somnolence. C'est quand l'orgue et le violon se taisent
que ces mélopées deviennent autrement plus
audibles, fascinantes presque, entre flûte et percus,
fluidité et pertinence. |
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Des
moments de totale grâce Quatre danseuses seulement
mais qui, en solo, duo ou quatuor, vont faire
plus que joli panorama, du « classique» au
« moderne », du traditionnel au contemporain,
de l'inévitable danse du ventre en tenue ad hoc
au presque tango qui s'insinue sous les orientales notes.
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Arabesques,
ça nous ramènerait au spectacle de Birkin
vu l'an passé dans la saison culturelle de Firminy.
Mais là s'arrête la comparaison, nos quatre
danseusesn'ayant rien, vraiment rien de filiforme. |
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C'est
bien notre image de femmes orientales qui, là, prend corps.
Image d'occidentaux s'entend...
Ça devient autrement plus passionnant de constater les
différentes propositions de danses, les tenues recherchées
(souvent pudiques d'ailleurs), les chorégraphies impeccables.
Comme pour la musique, c'est alors dans le sobre qu'on trouve
le beau, la passion contagieuse.
C'est dans ces moments là que le corps ne se calcule plus,
n'envisage plus le regard et la sexualité comme seules
conditions : libéré, il est rare flamboyance, folle
légèreté. Il yeu, dans ces « Esquisses
orientales » d'El Hayet, de ces moments de totale grâce.
Qu'on ne risque pas d'oublier. |